Quelle
différence y a-t-il entre un prêt à taux
fixe et un prêt à taux révisable
?
Un prêt
à taux fixe est un prêt dont le taux est
fixé dès l'origine et reste constant pendant
toute la durée du prêt.
Un
prêt à taux révisable suit
l'évolution de l'indicateur financier sur lequel il
est indexé (à la hausse comme à la
baisse).Le prêt à taux révisable est
légèrement moins cher en taux de
départ, par contre le risque existe que les taux
montent et que le taux plafond deviennent supérieur
au prêt à taux fixe
On parle
de prêt capé, lorsque les variations sont
limitées à la hausse comme à la
baisse.
Exemple
de conditions actuelles (sur 15 ans) :
Taux
fixe : 5,70 % sur 15 ans
Taux
révisable avec limitation (capé) : 5,30 %
plus ou moins 2 %
Taux
révisable sans limitation (non capé) : 4,40
%
Dans
certains cas, une augmentation de l'indicateur financier
peut se répercuter à la fois sur le taux
d'intérêt qui augmente dans certaines limites
et sur la durée du prêt qui se trouve
allongée de 1 à 7 ans.
L'indicateur
financier utilisé est un taux défini par les
marchés financiers, en général
l'Euribor. Les taux peuvent être révisés
:
tous
les trimestres (Banque Woolwich, CDE La Hénin,
UCB),
tous
les semestres (Crédit Immobilier de
France),
tous
les ans (Crédit Foncier de France, Crédit
Mutuel, Crédit Agricole, Crédit Lyonnais,
La poste..) et jusqu'à deux ans (BNP)
Qu'appelle t-
on un prêt modulable ?
C'est un prêt dont le taux reste fixe mais dont les
mensualités peuvent être :
suspendues
pendant une période allant de 6 mois à deux
ans, et les mensualités reprennent à
l'issue de la période d'interruption en
rallongeant la durée initiale du prêt
d'autant.
augmentées
(de 20 % à 30 % en général) de
façon à raccourcir la durée du
prêt .
Ce type de
prêt est recommandé, car il offre une grande
souplesse en matière de remboursement : en cas de
difficultés ou d'autres projets, il sera possible de
suspendre le remboursement, en cas de revenu
supplémentaire il sera possible
d'accélérer le remboursement et donc de
réduire le coût total du prêt.
Quel est le
montant maximum des mensualités que peuvent accepter
les banques ?
Les
mensualités maximum généralement
admises se montent à 33 % du revenu net annuel (tel
qu'il apparaît sur la dernière
déclaration d'impôt annuelle) divisé par
douze. Ce qui signifie que vos revenus mensuels doivent
être trois fois plus élevés que vos
mensualités.
Le taux
d'endettement accepté est fonction :
du
niveau de revenu,
de la
composition de la famille, (revenu résiduel par
personne après le paiement des charges de
prêt)
de la
durée du prêt (plus le prêt est court,
plus le taux d'endettement élevé est
accepté, car il sera toujours possible en cas de
difficulté de rallonger la durée du
prêt). Ceci est particulièrement valable
pour les prêts dont la durée initiale est
inférieure ou égale à 8
ans.
de la
nature des revenus (ne seront généralement
pas pris en compte les allocations familiales, l'aide
personnalisée au logement, sauf pour certains
prêts réglementés exemple : le PAS,
la pension alimentaire)
Dans le
cas de certains prêts réglementés (1%
patronal ou caisse de retraite) le fait de dépasser
le seuil de 33 %, (même de très peu) peut
être un obstacle à l'obtention du
prêt.
Quels sont les
éléments que prennent en compte les banques
dans le calcul du revenu ?
Les banques
vont utiliser le critère de pérennité,
elles vont essayer de déterminer si ce revenu est
ponctuel sur une année ou s'il a des chances de se
maintenir dans le temps. Ainsi les banques additionneront
tous les revenus qui ont un réel caractère de
pérennité, en général
:
le
salaire fixe,
les
loyers perçus,
les
bénéfices (activité non
salariée).
Pour ce
qui concerne les revenus variables (commissions, dividendes,
remboursement de frais), ils sont donc à
pondérer en fonction de l'ancienneté dans la
profession et de la part qu'ils représentent par
rapport au revenu fixe.
Prenons
l'exemple d'un VRP qui a 5 ans d'ancienneté et avec
un niveau de 250.000 francs de revenu dont 100.000 francs de
fixe et 150.000 de variables. La banque acceptera de prendre
en compte la totalité de son revenu.
Prenons
l'exemple d'un commercial débutant qui gagne 7.000
francs par mois de fixe et 15 % de commissions liées
à ses résultats. Compte tenu de la faible
durée d'historique, la banque ne retiendra que la
partie fixe des revenus dans le calcul de l'endettement. (il
est par contre tout à fait possible que, dans cet
exemple, le commercial débutant ait droit au
prêt 0%, qui prend en compte les revenus de
l'année n-2).
On notera
que les pensions alimentaires ne sont, en
général, pas prises en compte dans le revenu
compte tenu de leur caractère aléatoire
(risque de non-paiement). En tout état de cause la
pension alimentaire reçue ne doit pas être un
élement déterminant dans le calcul du ratio
d'endettement.
Quels sont les
éléments qui vont être pris en compte
par les banques pour apprécier mon dossier ?, comment
savoir si mon dossier est bon ?
De nombreux
éléments vont entrer en compte, mais certains
éléments sont toujours importants :
stabilité
et ancienneté professionnelle pour les
salariés,
capacité
d'épargne prouvée (exemple :
présence d'un PEL, capacité à
épargner 2.000 francs environ par mois depuis 3 ou
4 ans),
comparaison
entre ce qui est payé chaque mois avant le
prêt : loyer plus épargne et ce qui sera
payé une fois le prêt mis en place
(mensualités de remboursement),
montant
de l'apport personnel, même si la limite minimum
est de 10 %, les banques préféreront un
pourcentage de 25 % voir 30 %,
taux
d'endettement, qui ne doit pas dépasser 33
%,
qualité
du projet, les banques attacheront une certaine
importance à la qualité du logement
(construction, localisation
géographique).
Pour les
salariés, les banques demandent au minimum un Contrat
à Durée Indéterminée (CDI)
même si des exceptions peuvent être faites, par
exemple pour certaines personnes qui ont choisi depuis
longtemps de travailler en intérim.
Quel est le
montant minimum d'apport personnel que demandent les banques
?, sur quelles bases est-il calculé ?
Dans le cadre
de l'acquisition d'une première résidence
principale les banques demanderont
généralement 10 % d'apport personnel en plus
des frais divers (frais de notaire, garanties :
hypothèques, caution'). Les frais d'agences sont
considérés comme faisant intégrante du
prix de vente.
Par
exemple, un appartement acheté 500.000 francs plus
40.000 francs de frais d'agence, pourra faire l'objet d'un
prêt de 540.000 Francs moins 10 % soit 486.000
francs.L'apport personnel doit se monter au minimum à
54.000 francs plus les frais de notaire et de
garanties.
Dans le
cas d'investissement locatif ou de prêt travaux, la
banque pourra accepter de financer
l'intégralité de l'opération.
Comment est
calculé le montant de mon apport personnel
?
L'apport
personnel réel au sens propre du terme est
constitué de l'épargne existante (comptes en
banque, Sicav, actions, soldes des CEL, PEL,
CODEVI).
Au niveau
réglementaire, sont considérés
également comme de l'apport les prêts suivants
: le prêt employeur, le prêt d'épargne
logement, une partie du prêt à 0 %, les
prêts départementaux, etc...
On notera
qu'au niveau de l'octroi du crédit les banques
restent libres d'apprécier leur risque et
n'accepteront pas, sauf cas particuliers, de financer
globalement (tout prêt confondu) 100 % de la valeur du
bien.
Que se passe
t-il si je n'ai pas d'apport personnel ?
Avant
d'étudier cette question importante en détail,
nous pouvons vous rassurer tout de suite : de manière
générale, le fait de ne pas avoir d'apport
personnel n'est pas pour les banques un critère
bloquant dans la mise en place d'un
crédit.
Les
chiffres sont éloquents à ce sujet. On estime
qu'à l'heure actuelle, 1/3 des crédits sont
octroyés sans apport personnel et/ou sans
épargne préalable. Ceci est notamment du au
fait que la conjoncture économique globale est bonne
: baisse du chômage, bonne croissance, bonne tenue du
marché immobilier.
Sur un
plan plus précis, il peut y avoir quatre raisons pour
que vous ne disposiez pas d'apport personnel :
vous
n'avez pas d'épargne disponible car vous n'avez
pas constitué d'économies,
vous
souhaitez conserver vos placements actuels compte tenu de
la rémunération qu'ils
génèrent,
vous
souhaitez bénéficier au maximum des
réductions d'impôts, (loi besson, loi
pons).
vous
financez des travaux
Vous
n'avez pas d'épargne disponible
Si vous
êtes jeune et que vous n'avez pas
épargné, votre situation est
compréhensible. Dans ce cas, les banques pourront
anticiper sur le futur et prendre en compte votre
évolution professionnelle. Ceci sera d'autant plus
vrai que le montant des mensualités sera plus ou
moins égal au montant des loyers que vous versez
déjà. Le cas échéant, un
versement d'épargne sur un PEL depuis quelques mois
ou quelques années pourra être
additionné au montant du loyer payé
actuellement pour déterminer la mensualité
acceptable du prêt. Les banques auront alors une
raison supplémentaire de considérer votre
dossier de manière positive.
Si des
évènements familiaux particuliers (divorce,
veuvage, maladie) expliquent le manque d'épargne les
banques pourront en tenir compte dans leur analyse. En
règle générale, elles ne vous en
tiendront pas rigueur dans l'analyse du dossier et
s'attacheront plus particulièrement à la
pérennité des revenus (sécurité
d'emploi, ancienneté
professionnelle ).
Si votre
train de vie en terme de dépenses ne vous a pas
permis de constituer une épargne et que vous
êtes visiblement habitué à faire des
dépenses importantes, les banques seront plus
critiques sur votre dossier et feront en tout état de
cause moins d'effort sur les conditions
proposées.
Il est
important de souligner que, si les banques acceptent souvent
l'absence d'apport personnel, elles continuent à
demander le paiement par l'emprunteur des frais de notaires
et de garantie. Il vous faudra donc être en mesure
d'effectuer ces paiements.
On
rappellera que pour un logement ancien d'environ 500.000
Francs les frais de notaire se monteront à environ
38.000 francs et les frais de garantie à environ
7.000 francs. Dans ce cas particulier vous devrez donc faire
un versement de 45.000 francs.
On
rappellera également que, au sens de la
législation, le Prêt Epargne logement, le
prêt à taux zéro, les prêts
sociaux (prêt allocations familiales, caisse de
retraite), le prêt 1 %, sont considérés
par les banques comme de l'apport personnel. Par contre, les
mensualités de ces prêts seront
additionnées à votre taux d'endettement pour
évaluer si le prêt peut être mis en place
(en général les mensualités ne doivent
pas excéder 33 % des revenus mensuels)
Enfin, il
est courant de constater que, en cas d'absence d'apport
personnel, le taux proposé par les banques sera plus
élevé de l'ordre de 0,40 % à 0,60 %
voir plus.
Vous
souhaitez conserver vos placements actuels
La banque
ne vous en tiendra absolument pas rigueur. C'est bien
souvent elle qui vous conseillera ce type de montage
financier. La banque conserve alors le
bénéfice de vos placements et vous continuez
à profiter de leur
rémunération.
Vous
souhaitez bénéficier au maximum des
réductions d'impôts (loi besson, loi
pons).
Les
avantages fiscaux sont très souvent liés
à un financement à 100 % du projet
(déductibilité des intérêts
d'emprunt), et la structure même de l'opération
conduit à ne pas verser d'apport personnel. Le but
recherché par les pouvoirs publics étant de
favoriser ce type d'investissement afin de maintenir un
volume d'activité élevé dans le secteur
de la construction ou des biens neufs.
Vous
financez des travaux
Les
banques vont prendre en compte la valeur de revente du bien
objet des travaux (ou du patrimoine mobilier et immobilier
dans son ensemble) et déduire les capitaux restant
dus sur les prêts en cours. En fonction de ces
critères financiers et de la valeur économique
du bien, elles détermineront si le prêt peut
être accordé.
Prenons un
exemple : valeur estimée du bien : 1.000.000 francs,
prêt immobilier restant du : 200.000 francs, les
banques considèrent que votre patrimoine se monte
à environ 800.000 francs. Dans ce cas particulier,
pour un prêt travaux de 500.000 francs, elles seront
amenées à considérer que la valeur du
bien après opération se montera à
environ 1.300.000 francs et que le prêt
sollicité ne posera pas de problème. En effet,
le montant du prêt représente une partie
raisonnable de la valeur totale du bien (ici 40 %
environ).
Comment est
déterminé le taux d'intérêt
qu'appliquent les banques ?
Les banques
prennent en compte plusieurs facteurs :
le
coût de refinancement, c'est à dire le prix
auquel elles achètent l'argent sur les
marchés financiers,
les
frais de fonctionnement,
la
prime de risque.
A cela
s'ajoutera bien entendu la marge bénéficiaire
que les banques souhaitent réaliser.
C'est
naturellement le coût de refinancement qui constitue
le coût principal pour les banques et qui explique
pour l'essentiel les évolutions dans les taux des
prêts immobiliers. En général, le
coût de refinancement est de deux natures :
pour
les prêts à taux fixe, l'emprunt à
long terme dont la référence est
intitulée : OAT 10 ans,
pour
les prêts à taux variable, l'emprunt
à court terme dont la référence est
intitulée : Euribor (le plus souvent trois mois ou
six mois).
Les marges
globales ajoutées par les banques à ces taux
d'intérêt sont comprises entre 0,80 % et 1,80
%.
Le fait de
disposer d'un apport personnel élevé (par
exemple supérieur à 25 %) permet aux banques
de diminuer leur prime de risque et donc de proposer un taux
plus intéressant.
Quelles sont
les charges prises en comptes dans le calcul de mon
endettement ?
L'ensemble
des charges récurrentes : prêt à la
consommation, crédit revolving, prêt voiture,
achats à tempérament. Ces charges seront
ajoutées aux mensualités du prêt
immobilier pour déterminer le taux
d'endettement.
Une
pension alimentaire versée étant
déjà déduite du revenu fiscal n'est pas
à retenir dans les charges existantes.
Est ce que
j'ai droit au prêt à 0 % ?
Vous
trouverez le détail des modalités du
prêt à 0% dans le guide pratique du site
MeilleurTaux.com. Cinq éléments clefs sont
à connaître :
vous
devez respecter un plafond de ressources, ce plafond est
fonction de vos revenus de l'année N-2, soit de
l'année 1997,
votre
projet doit concerner (a) votre résidence
principale exclusivement et (b) un logement neuf ou qui
nécessite énormément de travaux
(plus de 50 % de la valeur du logement),
le
montant total du prêt sera limité à
500.000 francs ou 750.000 francs selon la composition du
ménage et la localisation du logement,
le
prêt 0 % ne peut pas dépasser 20 % du prix
du logement et 50 % des autres prêts
accordés.
toutes
les banques sont habilitées à
délivrer des prêts à taux zéro
qui vient en complément des autres prêts, la
mise en place sera donc facilitée.
A combien se
montent les frais de notaire ?
Vous trouvez
le détail du calcul des frais de notaire dans le
guide pratique. N'hésitez pas à vous y
référer. Les frais de notaire couvrent quatre
domaines :
les
honoraires du notaire proprement dits. Ils sont
fixés par un barême officiel et
évoluent entre 1,5 % environ pour un bien de
500.000 Francs (7300 Francs TTC), 1,2 % pour un bien de
1.000.000 francs (12.500 francs TTC) et se stabilisent
autour de 1,1 % de la valeur du bien pour des biens d'une
valeur de 2.000.000 francs ou plus (22.200 francs
TTC).
les
taxes de mutation (départementale et communale)
qui sont proportionnelles à la valeur du bien et
se montent aujourd'hui à environ 4,9 % de la
valeur du bien.
les
frais d'acte du notaire (Etat civil, copies authentiques,
dossier) qui varient selon les dossiers et les actes
effectués mais qui peuvent atteindre environ 1.500
francs à 2.000 francs pour un dossier de 800.000
francs.
les
débours du notaire qui sont des charges que le
notaire doit payer (hypothèque, cadastre,
géomètre) qui là encore varient
selon les dossiers mais peuvent atteindre environ 1.000
francs.
Combien
puis-je emprunter ?
Il est
évidemment difficile de répondre à
cette question de manière précise. Chaque
dossier est un cas particulier. Vous trouverez ici quelques
éléments qui vous donneront la démarche
à suivre pour savoir quel est le montant du
prêt que vous pouvez obtenir :
les
mensualités maximum: prenez les revenus de votre
ménage sur les 2 ou trois dernières
années (déclaration d'impôt), et vous
pouvez estimer vos mensualités maximum à
environ 33 % de ces revenus. N'oubliez pas de consulter
la question 8 de ce guide, pour savoir quel revenu
prendre en compte.
la
stabilité et le niveau de vos revenus : c'est un
élément clef pour déterminer si les
banques accepteront de vous prêter sur la base d'un
taux d'endettement de 33 %. Si vos revenus sont variables
dans le temps et que vous n'avez pas de garantie sur leur
évolution future les banques seront plus prudentes
et le taux d'endettement peut être ramené
à 20 %-25 %, si, au contraire, vos revenus sont en
augmentation régulière ou
prévisible, vous pourrez atteindre 40 %
d'endettement.
le
montant du prêt : une fois vos mensualités
maximum estimées, vous pouvez utiliser l'assistant
financier pour déterminer le montant du prêt
auquel celles-ci correspondent (utilisez une durée
de 15 ans, et le taux d'intérêt fourni par
l'indicateur de taux, pour faire les calculs). En cas de
besoin et sous certaines conditions, vous pourrez porter
la durée du prêt à 20
ans.
votre
apport personnel : le montant de votre apport personnel
est un élément essentiel pour
évaluer votre qualité de crédit,
votre capacité à épargner et bien
entendu votre capacité à contribuer pour au
moins 10 % au coût total du projet. Les banques
accepteront d'inclure les frais d'agence dans le
prêt qu'elles feront, par contre vous devrez payer
les frais de notaire et les frais de
garantie.
les
prêts aidés : en fonction de votre niveau de
revenu de nombreux prêts et aides existent qui vont
contribuer largement à réduire le
coût total du projet : prêt à taux
zéro, prêt 1 %, prêt accession
sociale. Tous ces prêts et aides obéissent
à des conditions strictes d'attribution qu'il faut
connaître.
Votre
dossier personnalisé : une fois les calculs faits, et
votre projet engagé, il est bien entendu
indispensable de contacter différentes banques, elles
auront des conseils utiles à vous prodiguer, et les
conditions qu'elles vous feront viendront influer sur le
montant que vous pouvez emprunter.
Combien de
temps faut-il pour obtenir un crédit et que les fonds
soient versés ?
Les
différentes étapes seront les suivantes
:
visite
auprès de la banque, n'oubliez pas d'apporter les
justificatifs nécessaires, ces documents sont
indispensables pour que la banque puisse faire une offre
qui l'engage juridiquement,
la
réponse de la banque se fait en
général entre 3 et 5 jours, parfois
moins,
vous
recevrez par courrier (le cachet de la poste faisant foi)
l'offre de prêt en trois exemplaires,
vous
bénéficiez d'un délai de
réflexion minimum de 10 jours (loi scrivener), les
offres de prêt sont en général
valable 30 jours, (pendant cette période la banque
s'oblige à mettre les fonds à votre
disposition en respectant notamment les conditions de
taux indiquées),
vous
retournez l'offre acceptée à la banque par
courrier (le cachet de la poste faisant foi),
une
date de signature chez le notaire doit alors être
convenue entre vous et votre vendeur, et les fonds sont
débloqués chez le notaire le jour de la
signature définitive. Par sa comptabilité
le notaire constate le paiement du bien.
Qu'appelle-t-on
une offre de prêt ?
C'est un
document juridique, défini par le droit bancaire qui
récapitule et qui régit les obligations du
prêteur et de l'emprunteur (montant, taux,
durée, assurance, modalités de remboursement,
obligations et interdictions réciproques). A partir
du moment ou ces conditions sont acceptées par les
deux parties, l'offre de prêt se transforme en contrat
de prêt.
L'offre de
prêt est une étape absolument obligatoire et
préalable à la mise à disposition des
fonds. Elle obéit à un formalisme très
stricte : envoi par la poste, délai de
réflexion minimum de 10 jours (et maximum de 30
jours), retour par la poste.
Comment se
monte un crédit relais ?
On utilise
comme point de départ la valeur estimée du
bien à vendre (expertise par une agence
immobilière), la banque vous demandera
généralement un mandat de vente accepté
par une agence immobilière. Celui-ci permet à
la banque d'avoir un descriptif du bien et de
connaître sa valeur de mise en vente.
Partant du
prix de vente escompté et en déduisant les
capitaux restant dus sur les éventuels prêts en
cours, la banque acceptera généralement de
vous prêter entre 60 et 70 % de la valeur nette du
bien. La banque met à votre disposition cette somme
qui servira à payer le nouveau bien.
Deux cas
de figure peuvent se présenter en fonction de vos
capacités de remboursement :
soit
un prêt relais avec paiement mensuel des agios,
c'est à dire que vous paierez mensuellement les
remboursement des intérêts, le capital
étant lui remboursé à la vente du
bien ;,
soit
un relais " in fine ", c'est à dire que vous
rembourserez le capital majoré des
intérêts à la vente du
bien.
En
matière de garantie, il sera alors
préférable de passer par une
société de caution mutuelle afin
d'éviter les frais d'hypothèque et de main
levée sur le bien en vente.
La banque
peut également vous proposer d'inclure dans le
montant du relais, le rachat des capitaux restant dus sur le
bien en vente.
Si vous
vendez un bien de 1.000.000 francs avec 300.000 francs de
capital restant du, la valeur nette se monte à
700.000 francs, le montant maximum de crédit relais
serait alors de 500.000 francs (70 % de 700.000 francs). La
banque pourra dans certains cas accepter de prêter
700.000 francs (70 % de 1.000.000 francs) qui seront
remboursables in fine à la vente du bien en
même temps que le remboursement du prêt
initial.
Y a-t-il des
conditions rédhibitoires pour l'acceptation d'un
dossier ?
Préalablement
à l'octroi de tout prêt, les banques sont
légalement obligées de consulter l'ensemble
des fichiers risques (Banque de France) et ne pourront
accorder de prêt dans le cas ou le client potentiel
est recensé dans ces fichiers.
Si une banque
refuse mon dossier, une autre banque a t-elle des chances de
dire oui ?
Si la
décision négative de la banque est
basée sur des éléments objectifs
(endettement élevé, précarité
professionnelle, ), il est peu probable qu'un autre
établissement réserve une suite favorable
à la demande. Toutefois des éléments
subjectifs peuvent être entrés en ligne de
compte (ancienneté de clientèle, environnement
familial, parents ) qui peuvent conduire deux
établissements à prendre des décisions
différentes.
Si je ne peux
plus payer une ou plusieurs mensualités que va-t-il
se passer ?
Contractuellement
et en terme juridique trois mensualités
consécutives impayées entraînent la
déchéance du terme. La conséquence
immédiate est simple : le capital restant du devient
immédiatement exigible, c'est à dire que dans
un délai de trente jours, vous devez régler
l'intégralité des sommes dues à la
banque. Légalement, la banque est alors fondée
à mettre le bien en vente (vente sur saisie
immobilière).
Toutefois,
les banques comme les sociétés de caution
mutuelles vont, si possible, privilégier une solution
amiable, de façon à préserver les
intérêts des deux parties (emprunteur et
créancier). Il est donc souhaitable de
prévenir la banque en cas de difficultés
ponctuelles ou durables de façon à convenir
avec elle des modalités de
régularisation.
Si vous
n'êtes pas certain de pouvoir assurer le paiement
régulier des échéances il est
souhaitable de prendre un prêt modulable ou
crédit évolutif qui permettra de reporter le
remboursement du capital de votre prêt pendant une
certaine période (de l'ordre de 3 à 12 mois).
Cependant, attention, cette facilité de paiement ne
doit absolument pas vous conduire à emprunter plus
que raisonnable c'est à dire à excéder
vos moyens financiers.
Une fois mon
dossier accepté, la banque peut-elle se
rétracter au dernier moment ?
Non, si vous
acceptez l'offre préalable dans les délais
légaux (10 jours minimum, 30 jours maximum) la banque
ne peut pas revenir sur son offre.
Si j'emprunte
aujourd'hui pour acheter un bien, et que je décide de
déménager dans quelques années, cela
sera-t-il possible ?
Pour
ne pas se trouver pénalisé
financièrement par ce déménagement
trois éléments doivent être
étudiés : les pénalités de
remboursement anticipées ne doivent pas être
dues en cas de déménagement, la
possibilité de transférer le capital restant
du prêt actuel sur le nouveau bien, le choix d'une
garantie sous forme de caution plutôt que sous forme
d'hypothèque dont les frais sont plus
élevés (mise en place et main
levée).
Qu'appelle
t'on un primo accédant, quelles en sont les
spécificités ?
C'est
la premier achat immobilier effectué par un
emprunteur. Les banques y sont favorables c'est l'ocaison
pour elle de s'attacher et de fidéliser de nouveaux
clients. Il s'agit souvent d'opérations
financées à 100 %.
Je travaille
dans une petite entreprise, est-ce que cela est un
désavantage ?
Non,
les banques ne prennent pas ce critère en compte,
l'ancienneté et la stabilité professionnelle
sont des éléments plus importants.
Je suis en
découvert de temps en temps, aujourd'hui je souhaite
un crédit immobilier est ce que cela va gêner
mon banquier ?
Tous
les matins, votre chargé de clientèle
étudie un état des comptes débiteurs en
dehors de leurs autorisations. Il est donc
préférable de respecter la limite
autorisée, le cas échéant d'en demander
une augmentation, afin de préserver une relation
satisfaisante avec la banque. Chaque dossier de prêt
étant analysé au cas par cas et de
manière individuelle cet aspect jouera dans
l'appréciation que la banque fera de votre
dossier.
Quelle est la
durée moyenne des prêts, quelle est la
durée maximum des prêts ? que me recommandez
vous comme durée raisonnable ?
La
durée de départ moyenne des prêts en
France est de 15 ans, la durée réelle oscille
entre 10 et 12 ans (revente du bien avec solde du
prêt, héritage ). Pour choisir la
durée du prêt, il est important de garder en
tête l'adage suivant :
"Plus
c'est court moins c'est cher, mais il faut pouvoir vivre
tous les mois !"
Dans ce
contexte, le prêt modulable (ou crédit
évolutif) permet de démarrer avec des
mensualités faibles sur une longue période et
de les augmenter en fonction de l'évolution des
revenus, réduisant alors la durée et le
coût final du prêt.
La loi
oblige la banque à respecter certains critères
d'endettement et en tout état de cause à ne
pas sur endetter son client et donc à proposer des
durées suffisamment longues, quitte à accepter
des remboursements par anticipation sans
pénalité.
Pendant ma
période de réflexion de 10 jours, je change
d'avis, est-ce que c'est possible ?
Oui,
vous pouvez obtenir plusieurs offres de plusieurs banques et
choisir celle qui vous convient le mieux en matière
de taux, de souplesse, de durée et de services
offerts globalement. La durée de 10 jours est un
minimum légal, vous ne pouvez pas accepter une offre
avant ce délai, les conditions des banques restent
valables contractuellement pendant 30 jours (le cachet de la
poste faisant foi).
Si mes
revenus augmentent durant la période de prêt,
est ce qu'il sera possible d'accélérer les
remboursements ?
Si vous
avez choisi un prêt modulable (ou crédit
évolutif), cela sera possible, dans le cas contraire
cela ne sera pas possible. Le fait d'accélérer
les remboursements viendra limiter le coût total du
crédit puisque la durée et/ou le montant
seront réduits.
Quelles sont
les clauses les plus importantes à analyser dans un
contrat de prêt ?
Essentiellement
: (a) le taux d'intérêt, son mode de calcul,
les limitations à la hausse (b) les
pénalités de remboursement anticipés,
(c) le caractère évolutif (possibilité
de repousser certaines échéances) (d)
l'éventuel transfert d'un bien vers un autre,(e)les
assurances (DIAD, ITT), (f) les garanties.(caution ou
hypothèque).
Les banques
font-elles expertiser les biens financés ?
Certaines
banques le font systématiquement, d'autres
très rarement, ceci concerne environ 2 % du
marché immobilier. En général pour des
biens avec des valeurs très importantes. Le
coût d'une expertise est faible, environ (de l'ordre
de 1.000 francs) et celle-ci se fait dans un délai de
quelques jours.