Elle est obligatoire pour les locataires, indispensable pour
les propriétaires habitants. La plupart des
Français sont assurés , mais ne savent pas
vraiment ce que contient cette assurance !
Les
garanties généralement incluses
:
l'incendie
les
dégâts des eaux
le
vol
la
responsabilité civile (pour indemniser les
victimes de vos dommages)
les
tempêtes (vent, pluie, neige et
grêle)
les
catastrophes naturelles
les
actes de terrorisme.
Les
garanties complémentaires :
le
bris de glace
l'assistance
(votre assureur prend en charge à votre place
certains frais)
les
frais de sauvetage, de démolition et de
déblaiement
les
frais de relogement (si vous devez payer un nouveau
loyer)
la
perte de loyers (pour les propriétaires bailleurs
privés du loyer de leurs locataires)
les
honoraires d'expert, etc.
La
protection juridique :
Cette
garantie prend en charge vos frais lorsque vous devez vous
défendre ou que vous êtes victime d'un dommage
(expertise, frais d'avocat...). Elle est facultative mais
elle est presque toujours incluse d'office dans les contrats
multirisques. Elle se nomme parfois "défense
pénale et recours".
Comment
est calculé le prix de votre assurance
?
Le montant
varie en fonction :
de
votre lieu d'habitation
du
type de logement
de sa
superficie
de la
valeur déclarée de votre
mobilier.
L'installation
d'un système d'alarme (ou d'une porte blindée,
etc...) peut faire baisser le prix de votre assurance. En
revanche, si vous possédez une véranda, une
piscine ou une petite dépendance dans le jardin,
votre prime risque de vous coûter plus cher.
La garantie
dégât des eaux
Vous êtes indemnisé par votre assureur, que le
dégât des eaux provienne de votre logement ou
de celui de votre voisin.
Vous
êtes couvert contre :
les
fuites, les ruptures de canalisations
les
débordements de machines à laver et
d'appareils de chauffage
le gel
des canalisations, des machines à laver et des
appareils de chauffage se trouvant à
l'intérieur de votre habitation
seulement
les
débordements d'égout
les
infiltrations à travers les toitures, les
terrasses et les baies vitrées
les
frais pour déterminer d'où vient la fuite
(qui vous seront donc remboursés).
Vous ne
serez pas indemnisé pour :
les
fuites ou les ruptures de canalisation enterrées
(nécessitant des travaux de terrassement ou de
fouille)
les
fuites résultant d'un défaut
d'entretien
les
infiltrations au travers des façades
les
ruissellements (sauf dans certains contrats)
les
dégâts dus à la condensation,
l'humidité et la buée
les
inondations (ce sont les garanties "catastrophes
naturelles" ou "intempéries" qui
interviennent)
les
frais de réparation des canalisations, radiateurs,
robinetterie, chaudières et couverture de
bâtiment
le
débordement ou le renversement de récipient
(votre aquarium, par exemple).
L'assurance
indemnise :
Votre
logement et presque tout ce qu'il contient :
le
mobilier
les
objets de valeur
les
embellissements (peinture, faux plafonds, cuisine
intégrée, parquets...).
Votre
garantie exclut :
les
bâtiments annexes, les murs d'enceinte et de
soutènement, les clôtures (sauf dans
certains contrats)
les
équipements sportifs (terrain de
jeux...)
les
voitures, motos (c'est votre assurance auto-moto qui
joue)
les
bateaux ou les caravanes (vous devez être
assuré par ailleurs pour cela)
les
plantations
le
matériel professionnel.
Vos
obligations :
Pour
être indemnisé, votre assureur vous impose de
respecter certaines contraintes. Lorsque vous quittez votre
logement plus de trois ou quatre jours, vous devez couper
l'eau.
Pendant
les périodes de gel (entre novembre et avril), si
vous ne chauffez pas votre logement, vous devez vidanger les
conduites, les réservoirs, les installations du
chauffage central.
Dans
certains contrats, il vous est même demandé de
stopper la circulation de l'eau froide la nuit.
Quelles
preuves devez-vous fournir en cas de sinistre
?
Votre
assureur vous demandera de prouver l'existence des objets
détruits. Réunissez les factures, les devis de
réparation, les dossiers de crédit. Mais aussi
les certificats d'authenticité des objets anciens ou
précieux et les actes notariés concernant un
héritage. Les photos, les films, les
témoignages de vos amis peuvent aussi s'avérer
utiles.
La garantie
incendie
Vous êtes indemnisé par votre assureur, que
l'incendie provienne de chez vous ou de chez vos
voisins.
Vous
êtes couvert contre :
feu ou
commencement de feu
fumée
d'un incendie ou d'un appareil
défectueux
explosion
(appareils ménagers ou fonctionnant au gaz ou
à l'essence...)
implosion
de téléviseur
foudre
: lorsque les dégâts sont directs (votre
toit est en partie détruit)
dégâts
dus aux secours : les trombes d'eau utilisées par
les pompiers ont inondé votre logement, les
fenêtres ou les portes ont été
détruites pour pouvoir y
pénétrer...
Vous
n'êtes pas couvert si :
vous
avez mis le feu volontairement ou avez été
complice d'un acte de malveillance
vous
n'avez pas effectué les travaux d'entretien
obligatoires (vérification des appareils de
chauffage, des chauffe-eau, ramonage,
débrouissallage )
vous
n'avez pas fait réparer un appareil pourtant
défectueux, ou vous l'avez réparé
vous-même
vous
avez "bricolé" l'insert de votre cheminée,
fait des travaux de maçonnerie...
il n'y
pas eu incendie mais excès de chaleur (le fer
à repasser oublié ou la cigarette mal
éteinte). C'est la garantie "accidents
ménagers" qui couvre ces risques. Elle est
facultative et donc payante.
la
foudre n'a atteint que vos appareils électriques,
électroniques et téléphoniques
(téléviseurs, ordinateurs, matériel
hi-fi, etc.). Dans ce cas, c'est la garantie "dommages
électriques" qui intervient mais elle est aussi
optionnelle, donc payante.
L'assurance
indemnisepresque
tout ce que contient votre logement :
les
bâtiments annexes, les murs d'enceinte et de
soutènement, les clôtures (sauf dans
certains contrats).
Quelles
preuves devez-vous founir en cas de sinistre
?
Votre
assureur vous demandera de prouver l'existence des objets
détruits. Réunissez les factures, les devis de
réparation, les dossiers de crédit. Mais aussi
les certificats d'authenticité des objets anciens ou
précieux et les actes notariés concernant un
héritage. Les photos, les films, les
témoignages de vos amis peuvent aussi s'avérer
utiles.
La garantie
tempête
La garantie "tempête-grêle-poids de la neige sur
la toiture" est l'une des garanties que l'on retrouve dans
pratiquement tous les contrats d'assurance
habitation.
Cette
garantie ne doit pas être confondue avec celle qui
couvre les "catastrophes naturelles". Il s'agit, en effet,
de deux assurances distinctes. Tous les contrats souscrits
depuis le 1er août 1990 qui comportent une assurance
incendie, comprennent automatiquement une garantie
"tempête-grêle-poids de la neige sur la
toiture".
Les
dommages assurés :
Il s'agit
d'une triple garantie qui vous indemnise d'abord des
dégâts provoqués par le vent ou par la
chute d'un objet projeté par le vent. C'est, par
exemple, grâce à elle que votre voiture ou
votre toiture, écrasées par un arbre
déraciné suite à une tempête,
vous seront remboursées.
En plus
des dégâts provoqués par le vent, cette
assurance couvre également les dommages causés
par la grêle et le poids de la neige ou de la glace
sur votre toiture. Enfin et par extension, cette clause
assure les dommages causés par la pluie, la neige ou
la grêle qui, après avoir endommagé le
toit, pénètre à l'intérieur de
la maison.
Attention
: sont exclus de cette garantie les dommages qui
résultent d'un défaut d'entretien de la
maison, ceux qui affectent l'intérieur d'un
bâtiment non fermé (par exemple un hangar
ouvert) et ceux qui proviennent de ruissellements ou chutes
d'eau.
De
même, les dégâts provoqués aux
piscines, aux antennes de télévision et au
mobilier qui se trouvent à l'extérieur, ne
vous seront pas remboursés.
Notez
enfin qu'une franchise restera à votre
charge.
Votre
déclaration de sinistre :
Vous avez
cinq jours à partir du moment où vous avez
connaissance du sinistre pour le déclarer à
votre assureur par lettre recommandée avec
accusé de réception. Notez que pour les
dommages causés par la tempête du mois de
décembre 1999, le délai a été
exceptionnellement porté à plus d'un
mois.
Contrairement
à la garantie "catastrophes naturelles", vous n'avez
pas besoin de la publication d'un arrêté
interministériel pour être indemnisé.
Toutefois, les contrats prévoient
généralement que cette assurance ne joue que
lorsque le vent dépasse les 100 Km/h. Vous devrez
donc demander à votre mairie ou à la station
météorologique la plus proche une attestation
dans ce sens.
La garantie
catastrophes naturelles
Depuis le 13 juillet 1982, la loi oblige les assureurs
à inclure la garantie "catatrophes naturelles" dans
votre contrat habitation.
Ce
terme regroupe :
les
inondations
les
tremblements de terre
les
avalanches
les
mouvements de terrain dus à la
sécheresse.
À
quelles conditions ?
Le
sinistre doit être reconnu "catastrophe naturelle" par
les pouvoirs publics. À compter de la publication de
l'arrêté de catastrophe naturelle, vous
disposez de 10 jours pour envoyer votre déclaration
de sinistre à votre assureur. Vous serez
remboursé dans les trois mois. Dans tous les cas, une
franchise de 1 500 F restera à votre charge comme le
veut la loi.
L'assurance
indemnisepresque
tout ce que contient votre logement :
le
mobilier
les
objets de valeur
les
embellissements (peinture, faux-plafonds, cuisine
intégrée, parquets...).
Elle prend
aussi en charge les frais de déblais, de
démolition, de pompage, de nettoyage et de
désinfection.
Votre
garantie exclut :
le
matériel professionnel
les
plantations
les
équipements sportifs (terrains de
jeux...)
les
bâteaux ou les caravanes
les
bâtiments annexes, les murs d'enceinte et de
soutènement, les clôtures (sauf dans
certains contrats).
Quelles
preuves devez-vous founir en cas de sinistre
?
Votre
assureur vous demandera de prouver l'existence des objets
détruits. Réunissez les factures, les devis de
réparation, les dossiers de crédit. Mais aussi
les certificats d'authenticité des objets anciens ou
précieux et les actes notariés concernant un
héritage. Les photos, les films, les
témoignages de vos amis peuvent aussi s'avérer
utiles.
La garantie
responsabilité civile
Vous oubliez, en général, que cette garantie
existe. Pourtant, son champ d'intervention est très
large.
Dans
quels cas intervient-elle ?
Les
dégâts causés à vos biens propres
ne sont pas couverts. Mais la garantie responsabilité
civile indemnise toute personne victime de vos actes dans le
cadre de votre vie privée. Il s'agit des atteintes
physiques (vous avez blessé quelqu'un), de
préjudices matériels (vous avez
endommagé la clôture de votre voisin) ou de
préjudices indirects (la morsure de votre chien
empêche votre voisin, commerçant, de travailler
: votre assureur indemnisera sa perte
d'activité).
Elle
intervient aussi pour les dommages causés par vos
biens : le pot de fleurs qui tombe sur la voisine, l'ami de
votre fils qui se blesse avec le grillage du
jardin...
Attention
: Certains contrats ne garantissent pas les objets
empruntés ou loués.
Uniquement
les actes involontaires :
Votre
assureur intervient lorsque le préjudice est
causé par votre imprudence ou votre
négligence. Vos
actes sont assurés mais aussi ceux :
de
votre conjoint
de vos
enfants et ceux dont vous avez la garde
de vos
animaux domestiques et ceux qui vous sont
confiés
des
personnes qui travaillent chez vous (femme de
ménage, garde d'enfant...)
de vos
ascendants dans certains contrats.
Vous ne
serez pas couvert si :
vous
causez volontairement du mal à quelqu'un. Vous
devrez en subir seul les conséquences : vous avez
lancé le chien à la poursuite de votre
voisin, vous avez donné un coup à une
voiture mal garée...
vous
êtes un adepte de sports dangereux
(spéléologie, deltaplane...) ou vous
pratiquez un sport à un niveau professionnel. En
cas de problème, faites jouer l'assurance
souscrite auprès de votre club sportif.
La garantie
vol
Vous êtes couvert :
si le
vol est consécutif àune effraction
ou une escalade
si le
vol est consécutif à l'usage de fausses
clefs
si le
vol est consécutif à la ruse (un
cambrioleur se fait passer pour un
dépanneur)
si le
vol est consécutif à des violences (vous
avez été menacé).
si le
vol est perpétré par votre employé
(garde d'enfant, femme de ménage...) , mais
uniquement si vous portez plainte contre lui.
Vous
n'êtes pas couvert :
pour
les vols facilités par votre négligence ou
celle d'un membre de votre famille (vous avez
oublié de fermer votre porte à clef, vous
laissez toujours la clef sous le paillasson pour votre
enfant)
pour
les vols commis par un membre de votre famille ou une
personne vivant sous votre toit ou avec sa
complicité
si
vous n'avez pas rempli certaines obligations
prévues dans le contrat concernant la protection
de votre logement. (type
de serrures, blindage de la porte, barreaux aux
fenêtres pour un rez-de-chaussée,
système d'alarme...)
L'assurance
indemnise :
les
biens volés, détruits ou
détériorés , le remplacement des
portes et serrures ...
et
parfois, les frais de garde de votre habitation ou
l'installation d'un système provisoire de
protection.
Votre
garantie exclut :
les
objets volés dans les parties communes (la
poussette dans le hall de l'immeuble même si elle
est attachée)
les
biens se trouvant dans un endroit non entièrement
clos ou couvert (le jardin, la cour)
les
voitures et les motos (c'est votre assurance auto-moto
qui joue)
le
matériel professionnel
les
bateaux ou les caravanes (vous devez être
assuré par ailleurs pour cela).
Quelles
preuves devez-vous fournir en cas de vol ?
D'abord,
votre assureur vous demandera de prouver qu'il y a bien eu
vol. La déclaration de police expliquant comment a
dû se dérouler l'acte et dressant la liste des
objets volés est indispensable.
Ensuite,
pour que l'assurance puisse évaluer votre
préjudice, vous devez réunir les factures, les
devis de réparation, les dossiers de crédit
concernant les objets volés. Vous devez
également produire tout document prouvant l'existence
et la possession des objets disparus : certificats
d'authenticité des objets anciens ou précieux
et actes notariés concernant un
héritage.
Les
photos, les films, les témoignages de vos amis
peuvent aussi s'avérer utiles pour prouver
l'existence d'un objet volé dont vous n'avez pas la
facture.
Les
animaux
Détenir un animal domestique est un droit. Aucun
règlement de copropriété et aucun bail
ne peuvent vous l'interdire. Si vos animaux domestiques,
quels qu'ils soient, commettent des dégâts,
c'est la garantie responsabilité civile
intégrée à votre contrat multirisques
habitation qui intervient.
Mais
attention , l'assurance
ne couvre que les méfaits accidentels de votre
animal. Si votre animal est un agité chronique, s'il
cause trop de dégâts ou dérange trop le
voisinage . Votre
bail peut être dénoncé si vous
êtes locataire , le
syndic peut porter plainte si vous êtes
copropriétaire , et vous pouvez être
condamné à faire cesser les
troubles.
Quand
l'assurance intervient-elle ?
Si le
préjudice causé est involontaire, votre
assurance peut se substituer à vous pour indemniser
les victimes ou réparer les dégâts. Cela
peut être le cas si :
votre
animal a mordu le facteur
il a
tué un autre animal
il a
dégradé un jardin
votre
voisin a eu si peur en voyant votre magnifique python
qu'il en a fait une syncope.
Et ce, que
votre animal ait été tenu en laisse ou
enfermé dans une cage ou qu'il ait
échappé à votre vigilance.
Attention
: votre assureur ne vous indemnisera pas si vous avez
volontairement excité votre animal pour qu'il
commette un méfait.
Si vous
estimez que votre responsabilité n'est pas
engagée, vous devrez prouver que la faute incombe
à la victime (votre chien a été
excité par un voisin...) ou qu'il s'agit d'un cas de
force majeure (une explosion causant une réaction
agressive de votre animal, par exemple).
Les
animaux inhabituels :
Si vous
possédez un animal inhabituel mais autorisé,
un reptile par exemple, vous n'avez pas besoin d'une
assurance particulière. Mais faites bien attention,
comme pour les autres animaux, vous restez
entièrement responsable de ses actes.
En revanche,
si vous détenez un animal interdit (certains singes,
certains perroquets...), vous ne serez pas
couvert.
Les
chiens dangereux :
Les
propriétaires de certains chiens dangereux (comme les
pitbulls) doivent être en conformité avec les
obligations de la loi du 6 janvier 1999 : en particulier
être majeurs et ne pas avoir été
condamnés. Dans tous les cas, vous ne pouvez sortir
avec ce type d'animal que s'il est muselé.
La
santé en plus :
Pour tout
ce qui concerne la couverture santé de votre animal
(remboursements de soins, intervention chirurgicale...),
vous devez vous assurer en plus. Adressez-vous à
votre assureur. La plupart des compagnies proposent
désormais des contrats spécifiques pour les
animaux domestiques. Comptez entre 300 F et 2 000 F par an
selon le degré de remboursement.
L'assurance
propriétaire bailleur
Si vous êtes propriétaire bailleur,
c'est-à-dire que vous louez un logement vous
appartenant, vous devez vous assurer.
Deux cas se
présentent :
Vous
louez un appartement :
Vous devez
contracter deux assurances : l'une en tant que
propriétaire et l'autre en tant que
copropriétaire. En réalité, cette
deuxième assurance est très souvent souscrite
pour vous par votre syndic.
L'essentiel
est que l'une ou l'autre de ces assurances comporte la
garantie "recours des locataires". Cette garantie intervient
si le locataire se retourne contre vous à la suite
d'un sinistre qu'il impute à un défaut
d'entretien ou un vice de construction.
Si votre
assurance de copropriétaire ne prévoit pas
cette clause, vérifiez qu'elle est bien
présente dans votre assurance de propriétaire
non occupant.
Vous
louez une maison :
Une seule
assurance suffit : elle doit comporter les clauses
classiques (incendie, dégât des eaux, etc.)
auxquelles s'ajoutent deux clauses indispensables : le
"recours des locataires" et la clause "recours des voisins
et des biens". Elle assure votre responsabilité
vis-à-vis de vos voisins et de vos tiers.
Si le
logement que vous louez est un meublé, vous devez
aussi assurer le mobilier.
L'assurance
loyers impayés
Propriétaires bailleurs, vous avez tout
intérêt à souscrire une assurance qui
vous remboursera les loyers impayés.
De quoi
s'agit-il ?
Cette
assurance vous indemnise en tant que propriétaire si
votre locataire ne paie plus ses loyers. Mais attention :
elle ne se déclenche qu'après 3 à 6
mois d'impayés. Toutefois, les loyers vous sont
remboursés rétroactivement
(c'est-à-dire depuis le premier mois
impayé).
Si
certains contrats sont illimités, d'autres
prévoient des plafonds de garantie. Ces plafonds sont
généralement équivalents à un
certain nombre de loyers (12 mois de loyer au total, par
exemple) ou à une somme globale.
Certains
contrats peuvent prévoir une franchise,
c'est-à-dire une somme qui reste à votre
charge quel que soit le montant de
l'indemnisation.
Dans tous
les cas, le dépôt de garantie que vous a
versé le locataire à son entrée dans
les lieux sera soustrait des indemnités
versées par votre assureur.
Combien
ça coûte ?
Le prix de
ces contrats représente un pourcentage du montant
annuel du loyer, charges et taxes comprises. Comptez, en
général, entre 1,5% et 4% de ce
loyer.
La
souscription de ce contrat se fait en début de bail
mais vous pouvez aussi vous assurer en cours de bail. Dans
ce cas, l'assureur vous demandera de prouver que votre
locataire a toujours payé ses loyers jusqu'à
présent et il vous imposera une période
d'essai, période pendant laquelle vous ne serez pas
couvert. Pour souscrire, vous pouvez vous adresser
directement à un assureur ou passer par votre
administrateur de biens.
Que
couvre t-elle ?
le
loyer impayé avec les charges et les taxes
récupérables
les
frais liés au départ de votre locataire
avant la fin de son préavis
les
indemnités d'occupation, c'est-à-dire les
loyers dus par le locataire qui reste dans le logement
malgré le jugement d'expulsion
les
frais de contentieux, c'est-à-dire les sommes
déboursées pour régler votre litige
avec votre locataire
les
dégradations causées par votre locataire ou
consécutives à l'expulsion.
L'assurance
décès-invalidité liée au
crédit
En 1999, l'assurance décès-invalidité a
représenté, dans certains cas, jusqu'à
10% du coût d'un crédit. Or, comme le montre un
sondage de l'assureur April, moins de la moitié des
souscripteurs savent réellement à quoi elle
sert alors que chaque année, environ 200 000
sinistres (décès ou accidents) provoquent son
déclenchement. Il est alors trop tard pour
négocier des clauses intéressantes dans son
contrat. Voilà comment juger d'un contrat et
repérer les points importants à
négocier.
Que
couvre-t-elle ?
En cas de
décès, l'assureur s'engage à rembourser
le capital restant dû. En cas d'invalidité
permanente, il couvre l'assuré qui ne peut plus
exercer d'activité salariée en remboursant le
crédit à sa place (jusqu'à sa retraite
à 60 ou 65 ans).
Attention
: la couverture de cette assurance
décès-invalidité fait l'objet de
nombreuses restrictions et parfois, ces dernières
sont si nombreuses qu'elles occupent une page entière
du contrat. Par exemple, l'assurance ne fonctionnera pas si
vous décédez ou si vous devenez
handicapé après avoir pratiqué un sport
dangereux (alpinisme, spéléologie, etc.) ou
après avoir eu un accident de voiture parce que vous
aviez trop bu, etc.
Pour
bénéficier de cette assurance, vous devez
répondre à un questionnaire médical
précis. Ne trichez pas. Si vous avez subi
récemment une opération chirurgicale,
même bénigne, vous serez sans doute exclu de la
garantie. Toute fausse déclaration de l'assuré
entraîne la nullité du contrat...
Le
coût de la prime :
Le mode de
calcul de la prime est différent selon les
établissements. Deux formules s'offrent à vous
:
Soit
la prime est calculée en fonction du capital
initial emprunté et dans ce cas, votre
mensualité reste fixe tout au long de votre
prêt.
Soit
la prime est calculée en pourcentage du capital
restant dû.Dans ce cas, votre prime va diminuer au
fur et à mesure de vos remboursements.
Si vous
empruntez à deux, évitez les assurances
à 200% (100% sur chaque tête). Souscrivez
plutôt à hauteur de la participation de chacun
au remboursement du prêt. Si le couple y concourt
à part égale, chaque partie aura
intérêt à s'assurer à 50%. En cas
de décès, le survivant n'a à rembourser
que la moitié du crédit. En revanche, si une
seule personne assure les revenus du ménage, il est
préférable que ce soit elle qui s'assure
à 100%.
L'assurance
perte d'emploi liée au crédit
L'assurance
perte d'emploi qui est liée au
crédit
prend
en charge tout ou partie des remboursements du crédit
en cas de chômage. Mais elle coûte cher. Selon
l'Anil (Agence nationale de l'information sur le logement),
elle correspond à une hausse de taux de 0,44% pour un
prêt de 300 000 F à 7%, soit 75 F par mois. Il
est impossible d'aller chercher moins cher ailleurs : cette
assurance est un contrat de groupe négocié par
la banque avec son assureur.
De plus,
ses conditions sont très restrictives : seuls les
salariés embauchés dans le cadre d'un contrat
à durée indéterminée et souvent
âgés de moins de 55 ans peuvent y
prétendre. Certaines compagnies exigent même
une ancienneté dans la même entreprise de six,
voire douze mois ! Sont exclus la démission, le
départ en préretraite et dans certains cas le
départ négocié, même quand il
donne lieu à indemnisation.
Enfin,
pour en bénéficier, le chômeur doit
percevoir les allocations Assedic. Attention : certains
prêteurs incitent certaines professions
(fonctionnaires) à en souscrire une, alors même
qu'elle leur est inutile !
Attention
: remboursement limité !
Mais
même une fois réunies toutes ces conditions,
l'assurance-chômage réserve encore des
surprises.
La
première, c'est le "délai de carence". Vous
avez été licencié pendant les six
à douze mois qui suivent la souscription de
l'assurance, vous ne serez pas indemnisé !
Deuxième
surprise : le "délai de franchise". Il prévoit
que vous ne bénéficierez de cette assurance
qu'après au moins 3 mois de chômage. Et ce,
même si vous avez cotisé pendant plusieurs
années !
Enfin,
vous risquez d'être déçu par le montant
de la prise en charge. Elle ne représente souvent que
35% à 80% des échéances, avec un
montant et une durée limités.
L'assurance
protection revente
De
nombreux établissements bancaires ont mis en place
une assurance protection revente pour pallier aux
imprévus, aussi bien professionnels que
familiaux.
De quoi
s'agit-il ?
Il s'agit
d'une assurance couvrant d'éventuelles moins-values
à l'occasion d'une revente forcée de son bien,
suite à un licenciement, mutation professionnelle ou
encore un divorce.
La formule
est la même partout à quelques nuances
près.
Dans le
cas d'une revente forcée de votre bien dans les cinq
ans suivant l'achat, l'assurance vous rembourse la
moins-value constatée (c'est-à-dire la perte
constatée entre le prix de vente et le prix d'achat)
à concurrence de 10% du prix d'acquisition (hors
frais) et dans la limite d'un plafond fixé
généralement à 100 000 F.
Le
coût :
Il est
variable selon les établissements, allant de 20 F
à 40 F par mois.
Ainsi, par
exemple, si vous achetez un logement d'1 million de F et que
vous êtes obligé, suite à votre
licenciement, de le revendre, 3 ans plus tard, 920 000 F,
l'assurance vous remboursera 80 000 F.
Les
conditions :
En
règle générale, la vente doit faire
suite à un licenciement économique, une
mutation professionnelle, un décès, un
accident entraînant une invalidité temporaire
ou permanente ou un divorce. La Bred a introduit une raison
supplémentaire : une naissance multiple (jumeaux,
triplés, etc.).
Une
formule spécifique pour les opérations
financées par un prêt 0%, un prêt
conventionné ou un prêt à l'accession
sociale (PAS)
L'assurance
protection juridique
En cas
de litige avec un tiers, cette assurance vous permet
d'accéder plus facilement et à un moindre
coût, à la justice. En effet, en contrepartie
du versement d'une prime, l'assureur s'engage à
rechercher une solution amiable ou judiciaire à vos
litiges et, le cas échéant, à prendre
en charge vos frais de justice.
Cette
garantie s'étend à votre conjoint, vos enfants
et, le plus souvent, à toute personne vivant
habituellement avec vous.
Les
limites de la mise en oeuvre des garanties :
L'assureur
fixe généralement un seuil d'intervention
en-dessous duquel l'assurance ne jouera pas. Exemple : Si le
litige porte sur une somme inférieure à 1 000
F, vous devrez vous débrouiller seul.
Par
ailleurs, le contrat prévoit un plafond
d'indemnisation qui va déterminer le montant maximal
de prise en charge par litige. Exemple : Plafond par litige
fixé à 100 000 F.
Le
fonctionnement de la garantie de protection juridique
:
Lorsqu'un
litige survient, vous devez en informer immédiatement
votre assureur par lettre recommandée avec
accusé de réception.
Celui-ci
va alors tenter de trouver une solution amiable pour
régler le litige. S'il l'estime nécessaire, il
peut aussi envisager une action judiciaire qu'il prendra en
charge.
Si votre
assureur préconise la solution amiable alors que vous
estimez que l'affaire doit être portée devant
la justice, vous pouvez recourir à la
procédure d'arbitrage prévue à
l'article L.127-4 du Code des assurances.
Un
arbitre, désigné d'un commun accord (à
défaut, il sera désigné par le
président du Tribunal de grande instance de votre
domicile) va statuer. Deux situations sont alors à
envisager :
L'arbitre
est favorable à l'action en justice (dans ce cas,
les frais d'arbitrage sont à la charge de
l'assureur). Dans cette situation, l'assureur va donc
poursuivre en justice et, quelle que soit l'issue du
procès, les frais et honoraires seront à sa
charge.
L'arbitre
est défavorable à l'action en justice (les
frais d'arbitrage sont à la charge de l'assureur,
sauf décision contraire du tribunal). Si,
malgré cet avis défavorable, vous souhaitez
poursuivre la procédure judiciaire, rien ne vous
empêche de le faire. La loi prévoit que si,
par ce biais, vous obtenez une solution plus favorable
que celle proposée par l'assureur, celui-ci devra
prendre en charge vos frais dans la limite des montants
prévus au contrat. Par contre, si l'issue du
procès vous est défavorable, les frais
occasionnés par la procédure resteront
à votre charge .
Savoir lire un
contrat d'assurance
Le contrat d'assurance représente non seulement un
engagement de l'assureur mais également un engagement
de l'assuré. Aussi, avant de le signer, vous devez le
lire attentivement pour connaître l'étendue des
garanties offertes.
Un
contrat d'assurance se compose de :
conditions
générales communes à tous les
souscripteurs du même contrat et qui expliquent son
mécanisme d'ensemble
conditions
particulières où figurent les garanties que
vous avez personnellement choisies ainsi que le montant
de la cotisation, les franchises, etc ...
L'étendue
de la garantie :
Les
personnes assurées
Vous devez
vérifier quelles sont les personnes concernées
par la police d'assurance que vous venez de souscrire. Dans
les conditions générales, ces dernières
sont désignées sous le terme "assuré".
Toute personne non comprise dans la liste "assuré"
est alors considérée comme "tiers" au contrat
et ne bénéficie donc pas de
garanties.
Les
biens assurés
L'assurance
multirisque habitation que vous avez souscrite ne couvre pas
obligatoirement l'intégralité de vos biens.
Etudiez bien la liste des biens garantis et de ceux qui ne
le sont pas. Ainsi, si votre maison et son contenu sont bien
assurés, il peut arriver que les locaux annexes (abri
de jardin, garage indépendant, piscine, ...) ne le
soient pas.
Les
limites de la garantie :
Les
exclusions
Certains
risques sont exclus du bénéfice de
l'assurance. Ainsi, dans certains contrats habitation, les
garanties peuvent être suspendues si le logement reste
inoccupé pendant plus d'un mois
d'affilée.
Les
plafonds de garantie :
Les
conditions générales et particulières
du contrat définissent le montant maximum des sommes
qui seront versées en cas de sinistre.
Les
franchises :
Dans la
plupart des contrats d'assurance, l'assureur prévoit
de laisser une partie des dépenses à votre
charge en cas de réalisation du sinistre. Cela doit
être indiqué dans les conditions
particulières du contrat remis.
Les franchises
dans un contrat d'assurance
La franchise est une participation de l'assuré
lorsque survient un sinistre. Elle va se déduire de
l'indemnité versée par l'assureur. Il existe
plusieurs sortes de franchises :
Les
franchises fixes :
Tout
sinistre entraînant des dégâts
inférieurs au montant de la franchise ne sera pas
indemnisé. Ces franchises peuvent être
"absolues" ou "relatives".
Les
franchises absolues :
Si votre
contrat d'assurance comporte une franchise dite "absolue",
vous serez tenu d'assumer toujours une dépense fixe,
quel que soit le montant du préjudice.
Exemple :
si le montant des dommages s'élève à 1
500 F et que la franchise est de 1 000 F, vous ne recevrez
que 500 F d'indemnité.
Les
franchises relatives :
Cette
franchise représente un seuil à partir duquel
l'indemnisation sera totale.
Pour une
franchise de 1 000 F, votre assureur ne vous versera aucune
indemnité si le préjudice encouru
s'élève à 900 F. Si, par contre, la
facture dépasse 1 000 F, l'indemnisation sera totale,
sans aucune retenue. Ainsi, si l'on reprend l'exemple
précédent, votre assureur vous remboursera 1
500 F.
Les
franchises proportionnelles :
Exprimées
en pourcentage des dommages, ces franchises
prévoient, par exemple, de laisser 10% ou 20% de la
facture totale à la charge de
l'assuré.
Le montant
de cette franchise est donc aléatoire et varie en
fonction de l'importance du sinistre.